A PROPOS DU COMÉDIEN 

"De nature plutôt réservée, rien ne laissait encore deviner chez moi une

passion future pour les planches."

 

De nature plutôt réservée, rien ne laissait encore deviner chez moi une passion future pour les planches. A l’âge de l’adolescence, une fantaisie paternelle me propulse quatre mois durant comme matelot bénévole à bord d’un chalutier morutier en partance pour le spitzberg. Les marins bagarreurs pétris d’alcool réveillent en moi un sens de l’observation pour les personnages typés et les situations cocasses, tandis que les oiseaux de mer et l’appel du large nourrissent ma quête d’absolu.

 

 

 

 

"Je choisis d’apprendre à conter sur scène".

Les dés sont jetés : l’imitation et mon goût pour l’évasion, tels sont les deux axes qui traceront ma route. Une année d’exil sur l’île de Rhodes dans un chantier naval et un service militaire tumultueux chez les paras confirment ma trajectoire. Les sirènes du bon sens et le réalisme parental tentent de m’enfermer dans une école de gestion pour m’apprendre à compter.

 

Je choisis d’apprendre à conter sur scène. Je pousse la porte du cours Simon et entends la directrice dire que “le métier de comédien est un métier de soldat”. A l’issue d’un spectacle donné par un humoriste naît en moi une passion qui ne me lâchera plus, pour le one-man-show, les dérapages, le burlesque, bref:la nécessité impérieuse de déclencher les rires.

 

Au moment même où je perds la raison aux yeux de mon milieu bienséant d’origine, je retrouve la foi. Je prends des cours de danse, de mime et de chant et assure mes premières représentations dans les cabarets parisiens.

 

 

"Les thèmes récurrents du spectacle sont là: personnages typés et vision 

kaléidoscopique de situations ubuesques."

Sur les encouragements d’Yves Pignot, je commence à écrire mes premiers sketches. De représentations en festivals, je remporte un prix dans un festival et participe au festival d’Avignon avec mon premier spectacle Le Fou de Bassan. Je joue la nouvelle version du Fou de Bassan mis en scène par Clémence Massart dans de nombreux théâtres à Paris et en province, rencontrant aussi à l’époque Philippe Caubère. Le spectacle, reconnu par la critique, remporte un vif succès au théâtre de la Mainate.

 

Les thèmes récurrents du spectacle sont là: personnages typés et vision kaléidoscopique de situations ubuesques pour échapper à l’emprise du réel.

 

La vie - a fortiori celle d’un artiste - n’est pas un long fleuve tranquille et cette route ne fut pas la route enchantée, plutôt un chemin accidenté, qui après le succès du Fou de Bassan contraignit le comédien que j’étais à m’éloigner un temps de la scène. Sans cesser totalement de jouer je dus cependant me frotter à d’autres métiers, d’autres milieux.

 

Rattrapé par la réalité, j’endosse, en parallèle de mon métier de comédien, les costumes de formateur, d’animateur en banlieue et secrétaire dans l’éducation nationale.

J’en ai tiré aussi quelques sketches à l’effet exutoire qui allaient constituer la sève de mes spectacles à venir.

 

 

"Depuis j’ai joué ma dernière création De l'Air! et rencontré Christian Termis"

En possession de nouveaux textes, je joue mon nouveau spectacle Mister Bird en collaboration avec Nelly Pezelet et me produit à l’Aktéon. Je rencontre Patricia Mesplié qui met en scène la nouvelle version de Mister Bird que je joue au festival d’Avignon et devant qui j’improvise ce qui allait être mon prochain spectacle: Dessine-moi un one-man-show.

 

Depuis j’ai joué ma dernière création DE L’AIR! et rencontré Christian Termis qui a mis en scène la nouvelle version du spectacle. 

Ainsi j'ai joué De l'Air !  au théâtre de Ménilmontant, au Théo Théâtre, Théâtre Falguière et au Clash Théâtre (Avignon). 

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